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Son vol est né d’une étincelle
Larme de sel aux yeux de celle
Pour qui souffrir n’est pas qu’un mot
Au dur vocable de ses maux

Ses plumes dans l’encre trempées
Je prétendais l’enfer tromper
Emprunter la lyre d’Orphée
Et te guider d’un fil doré

Je voulais que l’oiseau rieur
Au tigre à l’intérieur
Fasse face fièrement
Que s’éteignent les grondements

Ô mon amie pauvres nous sommes
Abattus en bêtes de somme
Sous le fardeau de la douleur
Le ciel a perdu ses couleurs

Dans le jardin créé pour toi
Je laissais chanter l’oiseau roi
Fleurissait la rose charmante
De mon chant fidèle amante

Las ma rose avait des épines
Plantées dedans à la racine
En poussant déchira mon cœur
Papier fragile du chanteur

Le silence avale mon bruit
Mais j’espère encore à la nuit
Quand l’ombre désormais nous suit
Que dans la clarté tu as fui

Que de ma blessure s’envolent
Comme papillons mes paroles
Pour te trouver où que tu sois
Et te recouvrir dans la soie

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