Adulée des gens du rêve,
Je parvins sur ses rivages.
Depuis sans souffrir de trêve,
Je cherche le cœur sans âge.
De l’or fin sous mes paupières,
à ma vue tremblaient les pierres.
Doux de la soie des nuages,
parfait semblait mon visage,
Hélas le temps a bien gommé,
mes allures de sirène,
certes nul ne saurait nommer,
désormais mon port, de reine.
Flatte qui veut l’éternité,
sans se garder des vanités,
vouée à faner la beauté,
toujours trop tôt, sera ôtée.
Bien sûr que jamais ne restent,
le teint joli, le corps leste.
Toutefois quand sonne l’heure,
les rets du songe demeurent.